retour Les métiers de la forêt
 
Jusqu'au début du XX ème siècle, la forêt est un lieu très exploité et très habité. De nombreuses professions y sont exercées par des gens qui tentent d'y survivre.
Les bûcherons Coupent les arbres, mais doivent aussi s'assurer qu'ils tombent à la bonne place sans s'abîmer et sans en abîmer d'autres. Vers 1 848 un bûcheron gagne 1,50 F par jour dans la vallée de la Meuse. Campement
Les ébrancheurs Vont, dans certains cas, couper les branches avant que l'arbre ne soit abattu.
Les scieurs de long Débitent les troncs en planches.
Les débardeurs Emmènent les troncs coupés sur des chariots (tri(m)queballes) ou descendent les pentes sur des traîneaux (schlittes).
Le flottage C'est en flottant sur les rivières, entraînés par le courant, que les troncs voyagent de la coupe jusqu'au lieu d'exploitation.
 
Le mérandier Fend des bois sans nœuds, droit de fil, pour obtenir les merrains qui servent à la fabrication des tonneaux.
Fendeur, latteur Fend le bois pour obtenir des pièces de 2 à 8 lignes d'épaisseur ( 1 ligne = 2,25 mm soit 4,5mm à 18 mm) utilisées dans la couverture des bâtiments.
Les écorceurs Récupèrent l'écorce des chênes avec un "pelou" pour en extraire le tan utilisé dans les tanneries, alors que l'écorce de tilleul sert à faire des liens souples.
Les "sangliers" prélèvent des bandes de bois juste sous l'écorce pour entourer les fromages.
D'autres récoltent l'écorce du chêne liège pour fabriquer les bouchons.
Les résiniers Récoltent la résine sur le tronc des pins grâce à des entailles dans l'écorce. (essence de térébenthine, vernis, papiers peint, savons, produits médicaux ...) Métier parfois féminin : Les résinières
Les sabotiers Fabriquent les sabots, chaussures très répandues, jusqu'environ 1 950. Certains les sculptent. 1 m3 de noyer peut fournir 150 paires de sabots.
Les charbonniers Dressent, avec des rondins, un four ou meule qui va se consumer 3 ou 4 jours pour donner le charbon de bois. L'industrie en consomme énormément.
Les boiseliers Fabriquent des seaux à partir de feuilles de bois de 1 cm d'épais et 40 à 50 cm de haut.

Les fendeurs d'échalas ou coupeurs de perches

Coupent ou fendent des branches pour obtenir des perches d'environ 2 cm de diamètre et environ 3 m de long utilisées comme tuteurs ou pour fabriquer des fourches à foin.
Les vanniers Utilisent uniquement l'osier franc pour fabriquer des paniers, des hottes, des vans, des corbeilles, des paniers...
 
L'essartage Après la coupe des arbres, les "paysans des bois" brûlent les branches puis incorporent les cendres au sol pour y pratiquer la culture pendant environ 2 ans. L'essartage
La paisson Droit de mener paître les porcs dans les bois. (régie par un texte de 812)
La glandée Droit de ramasser les glands dans les bois pour nourrir les porcs à la ferme.
Vers 1 860, les glands sont utilisés pour faire une boisson bon marché remplaçant le café vendue sous le nom de GLANDOUX.
La cueillette

De nombreuses plantes de la forêt sont cueillies pour fournir un petit revenu:
- muguet, jacinthes, aubépine
- mousse, feuilles de hêtres : remplissage de matelas
- champignons, noisettes, châtaignes, miel
- gui, houx
- myrtilles, mûres fraises, prunelles : alcool et confitures
- santorée : purgative ( et d'autres plantes médicinales)
- pommes, poires : fabrication de cidre
- fougères, genets : brûlés, leurs cendres servaient pour la lessive.
.....

L'affouage Permet, à partir du 13 ème siècle, de ramasser le bois mort pour se chauffer.
 
Les chasseurs de vipères

Cherchent les vipères d'avril à octobre. On compte au début du XX ème en Poitou, Vendée et Bourgogne, une centaine de morsures tous les ans.

Liste non limitative et variable selon les régions et les époques .
Source : Nos ancêtres, Vie & métiers     N° 8 Juillet Août 2 004
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